Le transgénérationnel, qu’est-ce que c’est exactement ?
Est-ce quelque chose d’abstrait, de spirituel, voire de mystique ? Ou existe-t-il des mécanismes permettant d’expliquer pourquoi l’histoire d’une famille peut continuer à influencer les générations suivantes ?
Lorsque nous parlons de transgénérationnel, nous nous intéressons à ce qui peut se transmettre ou se reproduire d’une génération à l’autre : des comportements, des croyances, des peurs, des habitudes, des façons d’entrer en relation, mais aussi les conséquences laissées par certains événements marquants ou traumatiques.
Au niveau biologique, nous savons que nous héritons de nos parents d’un patrimoine génétique et que certaines variations génétiques peuvent être associées à des prédispositions à certaines maladies.
Mais notre histoire familiale ne se résume pas à notre ADN.
Pourquoi retrouve-t-on parfois des schémas similaires au fil des générations ? Pourquoi certaines difficultés relationnelles semblent-elles se répéter ? Et pourquoi pouvons-nous parfois ressentir une peur ou un blocage dont l’origine nous échappe ?
Ces questions se situent à la rencontre de nombreux facteurs : biologiques, psychologiques, familiaux, sociaux et culturels.
Et elles conduisent aussi vers un domaine scientifique particulièrement intéressant : l’épigénétique.
L’épigénétique, qu’est-ce que c’est ?
L’épigénétique étudie des mécanismes qui modulent l’activité des gènes sans modifier la séquence de l’ADN elle-même.
Pour le dire simplement : posséder un gène ne signifie pas que celui-ci fonctionne toujours de la même manière. Des mécanismes épigénétiques participent à réguler l’expression des gènes, notamment en fonction du type de cellule et de différents signaux biologiques ou environnementaux.
Notre environnement, notre alimentation, certaines expositions ou encore le stress peuvent être associés à des modifications épigénétiques.
C’est là que le sujet devient particulièrement intéressant lorsque l’on commence à s’interroger sur ce qui peut se jouer entre les générations.
L’épigénétique peut-elle expliquer certaines transmissions entre générations ?
Des recherches ont étudié les conséquences biologiques de situations telles que des famines, des guerres ou des traumatismes importants, y compris chez les descendants de personnes directement exposées.
Certains travaux ont mis en évidence des associations entre ces expériences et des différences biologiques ou épigénétiques observées chez leurs descendants.
Chez l’être humain, ces phénomènes sont particulièrement complexes à étudier. Ce qui se transmet d’une génération à l’autre peut en effet emprunter plusieurs voies : biologiques, mais aussi environnementales, éducatives, comportementales, sociales et culturelles.
C’est justement cette complexité qui rend le sujet passionnant.
Car ce qui traverse une histoire familiale ne passe probablement pas par un seul chemin.
Notre héritage familial ne passe pas uniquement par les gènes
Dans une famille, nous recevons bien davantage qu’un patrimoine génétique.
Il y a l’éducation, les comportements que nous observons pendant l’enfance, les croyances, la culture, les habitudes, les relations familiales et les récits que l’on transmet.
Et parfois, il y a aussi les silences.
Un deuil, une guerre, une séparation, un déracinement, une violence ou un autre événement douloureux peut profondément marquer une personne et influencer sa manière de vivre, d’exprimer ses émotions, d’éduquer ses enfants ou de construire ses relations.
À leur tour, les générations suivantes grandissent au contact de cette histoire et de ces façons de fonctionner.
Cela ne signifie évidemment pas que chaque enfant reproduira l’histoire de ses parents ou de ses grands-parents. Mais certains schémas familiaux peuvent perdurer, se transformer ou réapparaître sous d’autres formes.
C’est ici que la notion de transmission transgénérationnelle prend tout son sens.
Elle nous invite à nous intéresser à notre histoire familiale pour comprendre comment certaines expériences des générations précédentes peuvent encore trouver un écho dans notre propre vie.
Comment les schémas familiaux peuvent-ils apparaître dans notre quotidien ?
Parfois, nous savons précisément pourquoi une situation nous fait souffrir.
Et parfois, beaucoup moins.
Nous pouvons ressentir une difficulté persistante à trouver notre place, vivre des relations dans lesquelles le même scénario semble se reproduire, ressentir une peur difficile à expliquer ou être confrontés régulièrement aux mêmes blocages.
Nous pouvons alors nous demander :
Pourquoi est-ce que je réagis toujours ainsi ?
Pourquoi est-ce que je me retrouve encore dans ce type de relation ?
Pourquoi cette peur revient-elle alors que, rationnellement, je ne comprends pas son origine ?
Pourquoi est-il si difficile pour moi d’avancer sur ce point ?
Notre manière de fonctionner se construit à travers une multitude d’éléments : notre propre vécu, nos apprentissages, notre environnement, nos relations, mais également notre histoire familiale.
Certaines croyances ou certains comportements nous soutiennent.
D’autres peuvent devenir limitants et continuer à se renforcer au fil de nos expériences.
Lorsque certains schémas répétitifs deviennent difficiles à comprendre, explorer ce qui s’est joué dans notre histoire familiale peut alors apporter un autre éclairage.
Quel lien entre le transgénérationnel, l’épigénétique et la MEGC ?
C’est précisément dans cette réflexion que s’inscrit la Méthode Énergétique Globale du Corps (MEGC).
Dans l’approche de la MEGC, nous nous intéressons à ce qui se manifeste aujourd’hui à travers le corps, les douleurs, les tensions, les maladies, les émotions, certains comportements ou des schémas qui se répètent.
L’exploration peut alors conduire à regarder notre histoire personnelle et familiale ainsi que les transmissions inconscientes susceptibles d’entrer en résonance avec ce que nous vivons aujourd’hui.
Il ne s’agit pas de chercher systématiquement chez nos ancêtres la cause de toutes nos difficultés.
Il s’agit plutôt d’explorer différentes pistes :
Qu’est-ce qui appartient à mon propre vécu ?
Qu’ai-je appris ou intégré au sein de ma famille ?
Quels comportements ou quelles croyances semblent se répéter ?
Certains événements de mon histoire familiale peuvent-ils encore trouver un écho dans ce que je vis aujourd’hui ?
Cette exploration fait écho aux questions soulevées par l’épigénétique autour de l’influence de notre environnement, de notre histoire et des générations qui nous précèdent.
Elle ouvre ainsi une réflexion passionnante sur ce qui peut se transmettre, se répéter ou continuer à influencer notre manière de vivre, de ressentir et de réagir aujourd’hui.
Comprendre ce qui nous a été transmis pour vivre autrement
S’intéresser au transgénérationnel ne signifie pas considérer que notre histoire familiale détermine notre avenir.
C’est même tout l’inverse qui m’intéresse.
Prendre conscience de certains mécanismes peut nous permettre de porter un regard différent sur une réaction, une peur, une émotion ou un schéma qui se répète.
Cela peut aussi nous amener à nous interroger sur ce qui nous appartient réellement, ce que nous avons appris et ce que nous souhaitons désormais vivre autrement.
Notre héritage familial fait partie de notre histoire, mais il ne résume pas qui nous sommes.
Explorer ces transmissions, c’est aussi commencer à poser un autre regard sur notre parcours et sur les choix que nous faisons aujourd’hui.
Et c’est peut-être là que se trouve l’une des questions les plus intéressantes :
Qu’est-ce que je souhaite conserver de ce qui m’a été transmis, et qu’est-ce que je souhaite vivre autrement ?
Parce que ce qui nous a été transmis ne doit pas nécessairement déterminer ce que nous transmettrons à notre tour.
Je suis Sandrine Egger, praticienne en Méthode Énergétique Globale du Corps (MEGC).
J’accompagne en séance MEGC à Bussigny, Lausanne ou à distance en visioconférence.
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