Il y a quelque temps, j’ai décidé d’arrêter les réseaux sociaux pendant quelques semaines.

Au départ, mon intention était simple : poser mon téléphone, profiter de mes vacances et être pleinement présente avec mes enfants.

Mais cette pause m’a révélé bien plus que mon rapport à Instagram.

Je me retrouvais régulièrement à faire défiler les publications sans vraiment m’en rendre compte. Je ressentais aussi cette obligation de publier des stories, de créer du contenu, d’être présente et visible.

Le soir, lorsque je découvrais le nombre d’heures passées sur mon téléphone, une certaine culpabilité s’installait.

Alors j’ai arrêté.

Je me suis dit : « Cela ne peut que me faire du bien. »

Ce que je n’avais pas anticipé, ce sont les réactions émotionnelles que l’absence des réseaux sociaux allait faire émerger.

Arrêter les réseaux sociaux : quand le manque apparaît

Les premiers jours, j’ai rapidement observé quelque chose d’intéressant.

Je me sentais presque en état d’alerte, comme s’il me manquait quelque chose.

À plusieurs reprises, ma main a attrapé machinalement mon téléphone. Sans réfléchir, je cherchais Instagram.

C’est alors que je me suis dit :

« Sandrine, stop. Tu sais que les réseaux peuvent devenir envahissants. »

J’aurais pu m’arrêter à cette conclusion : Instagram est le problème.

Mais en prenant un peu de recul, une autre question est apparue :

Et si les réseaux sociaux ne faisaient que révéler quelque chose qui était déjà présent en moi ?

Peur du vide, comparaison, besoin de plaire : ce qui se cachait derrière mon écran

En observant mes réactions plutôt qu’en essayant immédiatement de les faire disparaître, j’ai commencé à identifier ce qui se jouait derrière cette habitude.

Il y avait la peur du vide, le besoin de faire en permanence, celui d’être visible, le besoin de plaire, les doutes et la comparaison avec les autres.

Mon téléphone était devenu le lieu où ces mécanismes pouvaient s’exprimer.

Et c’est là que mon regard a changé.

Lorsque quelque chose nous dérange, nous cherchons facilement un responsable à l’extérieur : le téléphone, les réseaux sociaux, le travail, les autres…

Parfois, nous faisons exactement l’inverse et retournons le jugement contre nous-mêmes :

« Je suis accro. »
« Je manque de volonté. »
« Je devrais réussir à décrocher. »

Mais il existe peut-être une autre possibilité : observer ce qui se passe sans chercher immédiatement un coupable.

Que peuvent nous apprendre nos réactions émotionnelles ?

Et si nos réactions émotionnelles n’étaient pas seulement quelque chose à contrôler ou à faire disparaître ?

Pour moi, il n’existe pas de « bonnes » ou de « mauvaises » émotions. Elles peuvent aussi nous apporter des informations sur ce que nous sommes en train de vivre.

Une peur, une tension, une sensation de manque ou un besoin de reconnaissance peuvent nous inviter à regarder ce qui se passe en nous.

Cette pause m’a permis de faire exactement cela.

Plutôt que de combattre ce que je ressentais, j’ai observé.

Qu’est-ce que je ressens ? Pourquoi ai-je besoin de reprendre mon téléphone ? Qu’est-ce que ce geste vient combler ?

Après quelques jours, la sensation de manque s’est progressivement apaisée.

Pas parce que je m’étais forcée à ne plus ressentir, mais parce que j’avais commencé à écouter ce que cette réaction venait mettre en lumière.

Aujourd’hui, j’utilise les réseaux sociaux autrement

Je suis revenue sur les réseaux sociaux.

Ils font partie de mon activité professionnelle et j’aime y partager mon travail, mes réflexions et ce qui m’anime.

Mais mon rapport à eux a changé.

Je reconnais davantage certains mécanismes lorsqu’ils apparaissent : la comparaison, le besoin d’être vue, le doute ou cette impression qu’il faudrait toujours faire davantage.

Je ne cherche plus nécessairement à lutter contre ces réactions.

Je peux les observer, les questionner et écouter ce qu’elles viennent réveiller en moi.

Cette prise de conscience change profondément ma manière d’utiliser les réseaux sociaux.

Une expérience pour observer ton rapport au téléphone

Si tu souhaites explorer ton propre rapport aux réseaux sociaux, je t’invite à tenter une expérience très simple.

Pose ton téléphone pendant quelques heures. Ou, si tu en as la possibilité, pendant une journée.

Il ne s’agit pas de réussir une « détox digitale » ni de prouver que tu peux vivre sans téléphone.

Observe simplement.

Quelles émotions apparaissent ? As-tu envie de reprendre ton téléphone machinalement ? Ressens-tu de l’ennui, de l’agitation ou un vide ? Que cherches-tu à combler ? Comment te sens-tu lorsque tu ne peux pas consulter tes applications habituelles ?

Il n’y a pas de bonne réponse.

L’intérêt se trouve dans ce que cette interruption vient révéler.

Des réactions émotionnelles aux messages du corps

Cette expérience rejoint profondément ce qui me passionne dans mon accompagnement.

Avec la Méthode Énergétique Globale du Corps (MEGC), nous nous intéressons à ce qui s’exprime à travers le corps, les émotions, certains comportements et les schémas qui se répètent.

Dans l’approche de la MEGC, ce qui se manifeste aujourd’hui peut nous amener à explorer notre histoire personnelle et familiale.

L’objectif n’est pas uniquement de regarder ce qui apparaît en surface, mais de chercher à mettre en lumière ce qui peut se jouer derrière certaines réactions ou certains déséquilibres.

Des mémoires, des blessures ou des schémas peuvent ainsi être explorés sous l’angle de l’héritage transgénérationnel.

C’est finalement ce que cette pause m’a rappelé à une toute petite échelle : une réaction apparemment banale peut devenir une porte d’entrée vers une meilleure compréhension de soi.

Et si tu prenais le temps d’écouter ce qui se manifeste ?

Arrêter les réseaux sociaux n’était finalement pas, pour moi, une histoire de téléphone.

C’était une occasion d’observer.

De ressentir.

Et surtout, de comprendre un peu mieux certains mécanismes qui s’activaient en moi.

Peut-être qu’une pause ne provoquera rien de particulier chez toi. Peut-être ressentiras-tu au contraire de l’agitation, un manque, une peur du vide ou une émotion inattendue.

Il n’y a rien à réussir.

Parfois, s’arrêter quelques instants suffit simplement à entendre ce qui demande à être reconnu.

Si cette manière d’aborder les émotions et les schémas qui se répètent fait écho à ce que tu vis, tu peux découvrir la Méthode Énergétique Globale du Corps et mon approche de la MEGC.

Je suis Sandrine Egger, praticienne en Méthode Énergétique Globale du Corps (MEGC).
J’accompagne en séance MEGC à Bussigny, Lausanne ou à distance en visioconférence.

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