Nous prenons des décisions toute notre vie.
Certaines sont presque anodines. D’autres peuvent changer complètement notre trajectoire : choisir un métier, construire une relation, devenir parent, quitter quelqu’un, déménager, se lancer dans un projet ou encore changer notre rapport au corps, à l’argent ou au travail.
Face à ces décisions, nous avons l’habitude de nous demander :
« Qu’est-ce que je veux ? »
Mais il existe une autre question, peut-être encore plus révélatrice :
« Pourquoi est-ce que je le veux ? »
Parce que nous pouvons vouloir exactement la même chose pour des raisons complètement différentes.
Derrière une décision qui nous semble profondément personnelle peut parfois se cacher un moteur dont nous n’avons pas réellement conscience.
Et si certains de nos choix étaient encore influencés par notre histoire familiale, y compris lorsque nous avons justement décidé de faire tout l’inverse de nos parents ?
Le choix peut être le même, mais pas le moteur de décision
Nous pouvons vouloir prendre soin de notre corps parce que nous souhaitons nous sentir bien et en bonne santé, ou parce que nous ne supportons plus notre reflet.
Nous pouvons vouloir réussir professionnellement parce que nous aimons créer, apprendre et progresser, ou parce que nous cherchons encore à prouver que nous sommes à la hauteur.
Nous pouvons rechercher une relation parce que nous avons envie de partager notre vie avec quelqu’un, ou parce que la solitude nous paraît insupportable.
De l’extérieur, l’objectif peut sembler identique.
Mais le moteur qui nous pousse vers cet objectif ne l’est pas forcément.
Dans un cas, nous allons vers quelque chose que nous désirons.
Dans l’autre, nous cherchons avant tout à nous éloigner de quelque chose que nous ne voulons plus vivre.
Cette différence mérite que l’on s’y attarde
Est-ce que je construis ou est-ce que je répare ?
Une expérience difficile peut évidemment devenir un déclencheur nécessaire.
Une relation qui nous fait souffrir peut nous pousser à partir. Un travail dans lequel nous ne nous reconnaissons plus peut nous donner envie de changer. Une difficulté financière peut nous amener à rechercher davantage de sécurité.
Une décision née d’une expérience négative n’est donc pas nécessairement une mauvaise décision. Elle peut même être indispensable.
Mais une fois le changement engagé, une question peut devenir intéressante :
« Est-ce que je fais ce choix pour ce qu’il peut m’apporter ou pour ce que j’espère qu’il va réparer ? »
Je veux réussir pour ne plus me sentir inférieur.
Je veux gagner beaucoup d’argent pour ne plus connaître l’insécurité.
Je veux être en couple pour ne plus ressentir la solitude.
Je veux tout contrôler pour ne plus jamais me sentir vulnérable.
Le problème n’est pas nécessairement l’objectif.
La question se trouve plutôt dans l’endroit depuis lequel nous le poursuivons.
Savoir ce que nous ne voulons plus est une première étape. Mais cela ne nous dit pas encore ce que nous souhaitons construire à la place.
Quand nos schémas familiaux influencent nos choix
C’est ici que le transgénérationnel peut apporter un autre éclairage.
Nous ne grandissons pas avec une page blanche.
Nous évoluons au contact d’une histoire familiale, de modèles, de croyances, de valeurs, de peurs, de réussites, de blessures et de différentes manières de regarder le monde.
Enfant, nous observons ce qu’est un couple. Nous découvrons ce que signifie réussir, quelle place occupe l’argent, comment les émotions sont exprimées — ou ne le sont pas —, ce que l’on attend d’un homme ou d’une femme, ce qu’est un « bon parent », ce que l’on doit supporter et même ce dont on a le droit de rêver.
Une partie de ces éléments peut devenir notre référence sans que nous en ayons pleinement conscience.
Nous pouvons alors reproduire certains schémas familiaux.
Mais il existe une autre possibilité dont on parle peut-être moins : construire notre vie en opposition à ces schémas.
Faire l’inverse de ses parents, est-ce vraiment être libre ?
« Moi, je ne serai jamais comme ça. »
« Je ne vivrai jamais comme mes parents. »
« Je ne dépendrai jamais de quelqu’un. »
« Mes enfants ne vivront jamais ce que j’ai vécu. »
« Moi, je ne manquerai jamais d’argent. »
Ces phrases peuvent sembler exprimer des choix très affirmés. Nous avons identifié ce que nous refusons et nous décidons de faire autrement.
Mais regardons-les d’un peu plus près.
Elles nous disent surtout ce que nous ne voulons pas reproduire.
Imaginons que j’aie grandi avec un parent très dépendant financièrement de son conjoint.
Je peux reproduire cette dépendance.
Mais je peux également construire toute ma vie autour d’une conviction :
« Moi, je ne dépendrai jamais de personne. »
Je deviens extrêmement indépendante. Je refuse de demander de l’aide. Je cherche à tout sécuriser et à toujours pouvoir me débrouiller seule.
Extérieurement, je fais exactement l’inverse.
Pourtant, mon histoire familiale reste peut-être encore mon point de référence puisqu’elle continue à définir ce que je dois absolument éviter.
C’est là toute la subtilité : ne pas reproduire un schéma familial ne signifie pas nécessairement qu’il n’influence plus nos choix.
Quand notre passé continue à choisir la direction
Tant que nos décisions se construisent autour de :
« Je ne veux surtout pas être comme… »
« Je ne veux jamais revivre… »
« Je dois absolument éviter… »
« Je dois prouver que je suis différent… »
notre passé peut rester notre point de référence.
Il ne nous conduit plus nécessairement à reproduire la même chose, mais il continue à participer à la direction que nous prenons.
La liberté pourrait alors commencer ailleurs.
Lorsque nous n’avons plus besoin de reproduire.
Mais lorsque nous n’avons plus besoin non plus de faire systématiquement l’inverse.
Une autre question devient alors possible :
« Si je n’avais plus rien à fuir, rien à réparer et rien à prouver, qu’est-ce que je choisirais vraiment ? »
De nos transmissions inconscientes à la MEGC
Explorer notre histoire familiale ne consiste pas à chercher systématiquement chez nos ancêtres la cause de toutes nos difficultés.
L’intérêt est aussi de comprendre depuis quel endroit nous faisons certains choix aujourd’hui.
Est-ce que cet objectif a réellement du sens pour moi ?
Est-ce que cette vie me ressemble ?
Ou suis-je encore en train de répondre à une peur, un manque, une blessure, une attente familiale ou une histoire que je ne veux surtout pas reproduire ?
C’est l’un des axes que nous pouvons explorer avec la Méthode Énergétique Globale du Corps (MEGC).
La MEGC s’intéresse notamment aux schémas répétitifs, aux émotions, aux réactions et aux transmissions inconscientes qui peuvent entrer en résonance avec notre histoire personnelle et familiale.
Mettre en lumière certains de ces mécanismes peut nous aider à porter un autre regard sur ce qui se joue aujourd’hui et sur le moteur qui se trouve derrière certains de nos choix.
La question n’est alors plus uniquement :
« Qu’est-ce que je ne veux plus ? »
Elle peut progressivement devenir :
« Qu’est-ce que je souhaite réellement construire ? »
Transformer notre héritage familial en ressource
Parler de transgénérationnel revient souvent à évoquer les blessures, les répétitions ou les schémas familiaux dont nous aimerions nous libérer.
Mais notre héritage familial n’est pas uniquement constitué de difficultés.
Il contient également des ressources.
Des valeurs. Des forces. Des capacités d’adaptation. Des élans. Des personnes qui, avant nous, ont parfois ouvert de nouveaux chemins.
Prendre conscience de notre héritage familial peut ainsi nous permettre de choisir ce que nous souhaitons conserver, ce que nous voulons transformer et ce que nous désirons transmettre à notre tour.
« Je ne veux pas reproduire le couple de mes parents » peut devenir :
« J’ai envie de construire une relation dans laquelle l’amour, le respect et la communication ont une vraie place. »
« Je ne veux pas manquer d’argent comme mes parents » peut devenir :
« J’ai envie de construire une relation à l’argent qui m’apporte sécurité et liberté. »
Nous passons alors du rejet d’un modèle à la construction du nôtre.
Parce que nous ne sommes pas uniquement les héritiers d’une histoire.
Nous participons aussi à celle qui vient après nous.
Quel est le moteur derrière ta prochaine décision ?
La prochaine fois que tu te trouves face à un choix important, tu peux bien sûr te demander :
« Qu’est-ce que je veux ? »
Mais tu peux aussi aller un peu plus loin :
Pourquoi est-ce que je le veux ?
Est-ce que je vais vers quelque chose que je désire ou est-ce que je cherche surtout à m’éloigner de quelque chose que je crains ?
Est-ce que je construis quelque chose ou est-ce que j’essaie encore de réparer quelque chose ?
Et peut-être cette dernière question :
« Si je n’avais plus rien à fuir, rien à réparer, rien à prouver et aucune histoire familiale contre laquelle me construire… qu’est-ce que je choisirais vraiment ? »
Comprendre d’où vient notre moteur ne signifie pas renier notre histoire.
Cela peut simplement nous permettre de ne plus lui laisser systématiquement choisir notre destination.
Et de passer progressivement de :
« Je ne veux plus de ça. »
à :
« Voilà ce que je choisis de construire.
Je suis Sandrine Egger, praticienne en Méthode Énergétique Globale du Corps (MEGC).
J’accompagne en séance MEGC à Bussigny, Lausanne ou à distance en visioconférence.
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